Des saisons au bord de la mer aux éditions du Seuil, 2009

Des saisons au bord de la mer aux éditions du Seuil (La librairie du XXIème siècle), 2009

Un homme se souvient. Son enfance dans une maison proche d’un port du Nord d’où l’on voyait les falaises d’Angleterre, à l’époque de la bourgeoisie sûre d’elle-même et des espoirs du Front Populaire. Et l’enfance de sa fille, dans une île de l’Atlantique battue par les vagues où se mêlaient histoire et légendes, et qu’elle aimait au point de rêver qu’elle y était née.

Entre les deux, la guerre, les destructions, la mort d’êtres chers, toujours vivants dans la mémoire du père que la fille interroge obstinément. Et dans le défilé des saisons contre vents et marées, François Maspero dit la vie, le bonheur fragile, l’amour partagé de la mer et de la terre charnelles.
Texte de l'éditeur


«Ils se racontent des histoires, ceux qui se bercent de l’illusion que les maisons ont une âme à elles. Si les maisons en ont une, c’est seulement celle que forme l’ensemble des âmes de ceux qui l’habitent. Jamais elles ne pourront parler à des intrus sans mémoire de la chaleur que leur communiquaient les vivants d’alors, de l’écho des voix au sein de leurs murs, des odeurs de cuisine et de fleurs, du vent de la mer qui faisait claquer les volets. L’âme des maisons ne survit que dans le souvenir de ceux qui y ont vécu. »

Petite bibliographie sur Chris Marker


Chris Marker par Bamchade Pourvali édité par Les Cahier du cinéma (coll. Les petit Cahiers), 2003

"Chris Marker est l’une des personnalités les plus attachantes et les plus insaisissables du cinéma français, qui allie à un certain type de discours « bourgeois » le sens de l’engagement politique pur et dur, à l’abri de toute sclérose idéologique. Il concilie son héritage du classicisme français avec une sympathie évidente pour toutes les formes de révolutions culturelles et corrige ses tranquilles certitudes par l’instabilité des grands rêveurs." Note de l'éditeur

Chris Marker, écrivain multimédia ou voyage à travers les médias par Guy Gauthier aux éditions de L'Harmattan.

"Parcourir la filmographie de Chris Marker, c'est lire en accéléré l'histoire de la seconde moitié du XXè siècle, celle des idéologies, des mouvements intellectuels, mais surtout des techniques audiovisuelles. De la photographie au CD-Rom, en passant par tous les formats cinématographiques, la vidéo, la télévision, l'image virtuelle, il a exploré dès leur apparition, les innovations qui ont bouleversé et perpétué l'art des images." Note de l'éditeur



Recherches sur Chris Marker dirigé par Philippe Dubois aux édition de IRCAV, 2002

"Issu des travaux de recherche entrepris par l'UFR cinéma et audiovisuel de l'université Paris III, ce numéro aborde l'oeuvre de Chris Marker depuis ses premiers "essais documentaires" des années 50 jusqu'aux travaux récents réalisés à l'aide des techniques infographiques en passant par les oeuvres plus "classiques" (La jetée, Le joli mai, Sans soleil, Le tombeau d'Alexandre...)." Note de l'éditeur

Also known as Chris Marker par Lambert, Arnaud aux éditions Le point du jour, 2008

L'univers du cinéaste est mis en lumière à travers 23 notices qui prennent en compte l'ensemble de son travail (cinéma, photographie, oeuvres multimédias, etc.)





Chris Marker et l'imprimerie du regard dirigé par André Habib et Viva Paci aux éditions de L'Harmattan, 2008

Chris Marker a tissé une oeuvre qui a marqué en profondeur le cinéma en épousant, et parfois en créant, les tendances les plus innovatrices du documentaire, du film-essai, du cinéma militant et de l'installation vidéo. Les articles ici réunis s'attachent d'abord à la technique et à ses usages et au tressage complexe habitant les oeuvres à la croisée des disciplines, des médiums et des parcours.



Paris, bout du monde François Maspero photographies de Anaïk Frantz aux éditions Manya, 1992 (épuisé)

Le vieux quartier n’existe plus. Anaïk a suivi la démolition de sa rue, maison par maison. Elle a vu partir les vieux, exilés vers les banlieues. Elle a vu arriver les ouvriers des chantiers. Elle a vu s’installer, passagers en transit dans les logements voués à la disparition, les locataires précaires squatters, familles sans toit, immigrés d’Afrique et d’Asie. Quand tout a été terminé, quand d’autres habitants ont pris possession des tours neuves, à l’abri des codes électroniques et des interphones, la famille d’Anaïk s’était démesurément agrandie. Il lui était poussé des ramifications jusque dans les péniches des bras morts de la Seine, les couloirs du métro, les cités-dortoirs, les pavillons de banlieue, chez les gitans de la Porte de Vanves, sur tous les chemins qui, au coeur des villes, ne mènent apparemment à rien. Les photos d’Anaïk n’impliquent ni surprise, ni agression, ni viol. Elles ne comportent non plus ni mise en scène ni dramatisation. Elles participent plutôt du conte arabe ou du palabre africain. Elles sont familières plus qu’insolites-et c’est cette familiarité même qui, parfois, peut les rendre insoutenables à certains. Les visages n’y sortent pas de l’inconnu pour retourner à l’anonymat : chacun porte un nom ; à chacun s’accrochent des souvenirs, des confidences, des repas partagés, des heures vécues ensemble. Nul, pour Anaïk Frantz, n’est un étranger. L’histoire qu’elle raconte est toujours une histoire à suivre.




François Maspero avec Anaïk Frantz à Douarnenez photographie Ouest-France



En janvier 2009, la médiathèque de Quimperlé a présenté les photographies d'Anaïk Frantz.


Yves Benot, Massacres coloniaux aux éditions de La Découverte, 2005

Yves Benot, Massacres coloniaux aux éditions de La Découverte, 2005 - préface de François Maspero.

"Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, de Sétif (mai-juin 1945) à Madagascar (1947), d'Haiphong (1946) à la Côte-d'Ivoire (1949-1950) et à Casablanca (1947), l'armée française a massacré des dizaines de milliers d'hommes et de femmes dont le seul tort était de revendiquer pour plus de libertés ou pour l'indépendance. Ce sont ces pages sanglantes de l'histoire de France, méconnues, voire effacées, qu'Yves Benot retrace dans ce livre. Mobilisant l'ensemble des documents disponibles, il montre comment et pourquoi les gouvernements de la IVe République, bien peu soucieux du respect de la légalité républicaine, ont choisi la voie de la répression sauvage pour préserver la cohésion de l'Empire français. Et il analyse aussi les débats auxquels cette politique a donné lieu en France même, en mettant en lumière l'opposition de certains intellectuels, de ceux des clercs qui n'ont pas trahi comme Jean-Paul Sartre ou Paul Ricœur."
Note de l'éditeur

Pierre Jamet, Belle-île en mer 1930-1960 aux éditions Hengoun 2009.

Pierre Jamet, Belle-île en mer 1930-1960 aux éditions Hengoun 2009- préface de François Maspero.

"La musique et la photographie : deux passions qui ont animé Pierre Jamet tout au long de sa vie. C’est dans la mouvance des grands photographes humanistes de son temps qu’il a saisi, durant trente années, les scènes de la vie quotidienne à Belle-Ile.
Par l’intermédiaire de ses photographies, Pierre Jamet nous transmet, outre un témoignage indispensable à l’histoire belliloise, le parfum d’une époque où rêves et réalités se mêlaient avec bonheur et simplicité."
Note de l'éditeur

Traduire la poésie



Le peintre des batailles Arturo Pérez-Reverte traduit de l'espagnol par François Maspero aux éditions du Seuil, 2007

Le peintre des batailles Arturo Pérez-Reverte traduit de l'espagnol par François Maspero aux éditions du Seuil, 2007

"Dans une ancienne tour sur les bords de la Méditerranée, où il vit retiré du monde, Faulques, un ancien photographe de guerre, compose une grande fresque circulaire et

tente de restituer ce que ni son œil ni son appareil n’ont jamais pu saisir : le paysage intemporel d’une bataille. Au bout de ses pinceaux l’accompagne l’ombre d’une femme morte dix ans auparavant. Jusqu’au jour où surgit Ivo Markovic, un Croate qui a survécu à la guerre en Bosnie et dont la photo prise par Faulques a fait le tour du monde. Markovic est venu exiger le paiement d’une dette mortelle.

Entre ces deux personnages, l’un témoin, l’autre victime de l’horreur humaine, se noue alors un drame qui pose la question essentielle de la responsabilité. Quelle part ont-ils prise à l’engrenage infernal du désordre du monde ? Ne sont-ils que les jouets d’un chaos obéissant non pas au caprice des dieux, mais à une implacable géométrie à laquelle il serait vain de vouloir se soustraire et que la science et l’art peuvent, peut-être, permettre de comprendre ? Jusqu’à quel point l’amour et la lucidité peuvent-ils aider à assumer le fait que nul n’est innocent ?

Arturo Pérez-Reverte nous livre ici son roman le plus intense et le plus dérangeant, et sans doute la clé de toute son œuvre."
Note de l'éditeur

D'autres romans de Pérez-Reverte sont traduits par François Maspero.